Par Naître et grandir, d’après une étude scientifique publiée en anglais dans le Journal of Child psychology and psychiatry
Une équipe de chercheurs écossais s’est intéressée au temps que les enfants passent à jouer dehors. Cette étude est la première à suivre des enfants pendant plusieurs années afin d’examiner les liens entre le jeu en plein air et leur santé mentale. Pour ce faire, les chercheurs ont recueilli de l’information auprès de parents et de professionnels de la petite enfance à l’aide d’un questionnaire sur le bien-être émotionnel et comportemental des enfants.
En analysant les données, ils ont pu identifier différents parcours de développement liés à la santé mentale, notamment en ce qui concerne les symptômes d’anxiété, de dépression ou les difficultés comportementales. Ils ont ensuite vérifié si le temps passé à jouer à l’extérieur pouvait influencer ces parcours au fil du temps
Les résultats de l’étude montrent que les enfants qui jouaient plus souvent dehors pendant leurs années préscolaires étaient moins susceptibles de présenter des signes d’anxiété ou de dépression jusqu’à l’âge de 8 ans. Plus précisément, selon l’étude, chaque journée supplémentaire passée à jouer dehors au cours d’une semaine augmentait de 6 à 14 % les chances qu’un enfant conserve une bonne santé mentale.
Plusieurs facteurs pourraient expliquer ces résultats : le contact avec la nature, l’activité physique, les occasions d’interagir avec d’autres enfants ainsi que les apprentissages liés au jeu libre et à la prise de risques adaptée à l’âge. Ces constats soulignent l’importance d’offrir aux jeunes enfants de nombreuses occasions de jouer à l’extérieur.