Par l’Observatoire des réalités familiales du Québec et Monica Vaillancourt, Jean-Benoît Deville-Stoetzel, Francine deMontigny, Diane Dubeau, Christine Gervais, Sophie Meunier, Tamarha Pierce, Blaine Ditto et Deborah Da Costa
Cette synthèse de connaissance, produite par l’ORFQ, présente les résultats d’une étude qualitative portant sur l’expérience périnatale des parents immigrants de première et de seconde génération au Québec, population reconnue comme étant plus à risque de détresse psychologique durant cette période. L’article original, par Monica Vaillancourt, Jean-Benoît Deville-Stoetzel, Francine deMontigny, Diane Dubeau, Christine Gervais, Sophie Meunier, Tamarha Pierce, Blaine Ditto et Deborah Da Costa, a été publié en 2024 dans BMC Pregnancy and Childbirth sous le titre «A qualitative study exploring the perinatal experiences of social stress among first-and second-generation immigrant parents in Quebec, Canada».
Quelques points saillants
Les parents de première génération rapportent un stress culturel plus important, des difficultés accrues à naviguer dans le système de santé, des barrières linguistiques, ainsi que des expériences de discrimination, tant dans les milieux de soins que de travail. Ces éléments nuisent à leur bien-être psychologique et fragilisent leur sentiment de compétence parentale.
L’étude met également en lumière des enjeux spécifiques vécus par les pères immigrants, tels que la dévalorisation de leur rôle parental, le manque de ressources qui leur sont destinées et les tensions identitaires liées aux normes de masculinité. Malgré ces défis, certains aspects de la société québécoise, comme les politiques de congé parental, l’accessibilité du système de santé et une parentalité moins hiérarchique, constituent des facteurs de protection importants.
L’étude soulève également la nécessité de développer des interventions culturellement sensibles, de former les professionnel.le.s à reconnaître leurs biais, d’informer les parents immigrants de leurs droits et d’adapter les services selon le genre et la réalité migratoire. Une telle approche contribuerait à réduire les inégalités et à améliorer l’expérience périnatale des familles immigrantes.